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  • Dernière modification de la publication :24 mai 2026

Animalier : arrêtez le mode S – Tv

Animalier : arrêtez le mode S : voici comment je capture des animaux ultra nets

Introduction

Dans cet article et sur ma chaîne YouTube, je vais vous expliquer pourquoi je ne photographie jamais en mode S ou Tv (Canon), même en animalier, même en mouvement — et pourquoi le mode A me donne des photos plus propres, plus immersives, et mieux exposées.

Je viens de l’argentique. À l’époque, sur mon Nikon FE, on avait deux modes :
Manuel M et Priorité Ouverture A.
Et devinez quoi ?
C’est encore aujourd’hui le mode le plus intelligent pour réussir 95% des photos animalières.
Je vais vous montrer ma méthode exacte, comment je choisis mes vitesses, mes ISO… et pourquoi le mode S crée plus de problèmes qu’il n’en résout.

Pourquoi le MODE S pose problème

Beaucoup de photographes pensent que pour figer un animal, il faut utiliser le mode S et choisir une vitesse rapide.
Le problème…
C’est que le mode S n’a aucune idée de la profondeur de champ dont vous avez besoin.
Il va parfois ouvrir votre objectif à fond. Parfois fermer.
Parfois vous donner une profondeur de champ trop importante alors que vous voulez isoler le sujet pour lui donner plus d’impact visuel.

Résultat :
— soit la photo est floue car tu n’as pas bien choisi ta vitesse
— soit le sujet se perd dans l’arrière-plan
— soit le bruit monte parce que le boîtier a monté les ISO comme un fou, si vous avez réglé les ISO en auto.

Le mode S priorise la vitesse, mais…
en animalier, ce n’est pas la priorité numéro 1.

La vraie priorité : la PROFONDEUR DE CHAMP

En photo animalière, la première chose que je veux contrôler, c’est la profondeur de champ. Toujours.
Un cerf, un renard, un cheval, un chevreuil, un vautour…
Si tu veux que l’œil soit net, que le fond soit doux, et que ton sujet se détache : vous devez d’abord choisir ton ouverture.
Et ça…
c’est le job du mode A.
Une fois mon ouverture choisie, je regarde la vitesse que me donne la lumière.
Et c’est là que la magie opère : je peux jouer sur l’ouverture pour ajuster ma vitesse tout en gardant la profondeur de champ que je veux de manière très rapide en jouant avec les ISO si besoin.

On doit, ici connaître par cœur le triangle d’exposition. Si vous ne suivez pas tout ce que je dis, postes un commentaire et j’y répondrai.

Exemple concret : le chevreuil

Un chevreuil qui marche ou qui trotte, ce n’est pas un oiseau.

Photographier un chevreuil
Je sais qu’il me faut une vitesse entre 1/250 et 1/500 s. Le plus souvent je suis avec un trépied pendulaire ou un monopod. Si je manque de lumière, je monte les ISO. Je ne connais jamais le mode S et ça marche.
Pas plus.
Donc je fais quoi ?
Je règle mon ouverture pour obtenir une profondeur de champ adaptée : pas trop fermée, pas trop ouverte, selon la scène et ce que je souhaite montrer.
Je veux avoir juste assez de netteté sur la tête…l’œil. Et un arrière-plan qui fond dans un beau bokeh.

Ensuite : je regarde ma vitesse.
Si je suis dans ma fourchette 1/250 → 1/500 : parfait.
Si je suis un peu en dessous, je monte légèrement les ISO.
Si je suis un peu au-dessus : au contraire, je peux fermer un peu l’objectif pour gagner en profondeur si c’est encore possible.

Simple. Logique. Efficace.
Peut être que oui, il faut de l’entraînement mais quand je suis sur des spots avec d’autres photographes, je vois la différence et le résultat.

Exemple : les oiseaux en vol

Maintenant, prenons un vautour. Je donne des stages et ateliers photos, vous pouvez aller sur cette page pour plus de renseignements. Beaucoup de mes élèves ont du mal à avoir des images nettes. Et sont surpris de mes réglages. Ils fonctionnent.

Un héron va atterrir
Là, je sais que ma vitesse doit être dans une fourchette entre 1/1000 et 1/4000 s.
Toujours en mode A.
Pourquoi ?
Parce que même en haute vitesse, je veux la bonne profondeur de champ.

Donc je choisis une ouverture qui me plaît visuellement,
je regarde la vitesse que me donne la lumière…
et si ce n’est pas assez, j’ajuste :
— soit je monte l’ouverture
— soit je monte les ISO ou je passe en ISO auto
— soit je fais les deux

Mais je garde toujours la main sur la profondeur de champ.
C’est ça qui donne le rendu propre, pro, proprement découpé du sujet sur le ciel.
J’arrive même à shooter des guêpiers en vol sans problème.

Les filés

Même chose pour un cheval au galop.

Photographie avec la technique du filé
Pour un filé, je veux une vitesse lente, mais pas trop. Par exemple 1/60 pour une focale entre 200 et 300 mm.
Donc je règle mon ouverture pour garder de la netteté sur le cheval… et le fond le plus flou possible.
et j’obtiens exactement la vitesse que je veux, sans jamais laisser le boîtier décider à ma place.

Résumé simple

Résumons.
👉 Mode S :
Tu choisis la vitesse, mais tu perds la maîtrise de la profondeur de champ.
👉 Mode A :
Tu choisis la profondeur de champ,
tu ajustes la vitesse en conséquence,
tu gères les ISO intelligemment.
Résultat : des photos sont souvent plus nettes, plus propres, mieux exposées.

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