Relecture en cours… de tous les articles sur l'aide de Lightroom Classic. Fait 46/87.
Le monde merveilleux des couleurs en numérique :
Ah, le mode des couleurs ! On dit bien : ah, les goûts et les couleurs, etc. Et bien pas vraiment, dans les articles qui suivent sur la gestion de la couleur, nous allons voir que ce n’est pas une affaire de goût que de bien gérer ses couleurs mais d’une méthodologie précise.
Il est à noter que la gestion des couleurs demande à elle seule de très nombreuses pages. Ce chapitre n’abordera que les notions essentielles et liées à Lightroom Classic. La représentation des couleurs que peut voir l’œil humain est défini par l’espace L*a*b*.
On pourrait le résumé ainsi : ici on a une représentation en 2D de l’espace L*a*b*. La perception des couleurs varie d’un individu à l’autre mais il est communément admis que les bleus commencent autour de 380 nm et les couleurs vont jusqu’aux rouges qui sont eux autours de 780 nm. Ceci est le spectre de la lumière visible. Aussi appelé Diagramme de chromaticité CIExy.
Il est bon de noter que les couleurs les plus saturées sont sur le pourtour (les bords) de ce diagramme qui n’est rien d’autre qu’une représentation en 2 D de l’espace Lab.
Une photographie numérique est généralement prise en JPEG ou au format RAW (format brut), format propriétaire comme par exemple le NEF de Nikon.
Si elle est prise en JPEG, l’appareil photo numérique (APN) lui attribue un espace colorimétrique sRGB ou Adobe RGB 98. Ce réglage est modifiable dans le menu de l’APN.
Le format RAW ne dispose pas d’espace colorimétrique propre et la photographie ne se verra attribué un espace colorimétrique qu’à la sortie de l’image de Lightroom.
Les entendus des couleurs (GAMUT) des espaces colorimétriques sont différents les uns des autres. Par exemple l’espace Adobe RGB 98 est plus grand que celui de sRGB. Cela veut dire qu’il y a plus de couleurs dans le premier que le second. Et évidement Adobe 98 a plus de couleurs saturées (vives).
Ci-dessus on voit que l’espace colorimétrique Adobe RVB 98 à plus de couleurs que son équivalent sRGB.
Grâce aux espaces colorimétriques et à leurs définitions mathématiques il est possible de les faire communiquer entre eux pour arriver à reproduire des couleurs identiques d’un périphérique à l’autre comme par exemple d’un appareil photo à un écran d’ordinateur pour faire le développement et éventuellement à une imprimante.
La gestion des couleurs permet d’éviter d’avoir des différences entre plusieurs matériels. Elle permettra d’établir une passerelle dans le passage par exemple d’un développement d’un fichier RAW vers une imprimante qui a ses propres caractéristiques colorimétriques et même en fonction du papier.
Les périphériques ont ce qu’on appelle des profils colorimétriques (ou profils ICC) car ils dépendent du matériel alors que les espaces colorimétriques sont des représentations mathématiques.
: l’espace ProPhoto est un modèle mathématique, c’est pour cette raison qu’il sort de l’espace Lab (aussi appelé L*a*b* pour ne pas le confondre aujourd’hui avec l’ancien Lab) pour les verts et les bleus.
Lightroom affiche la photo dans des espaces particuliers. Pour le module développement il utilise l’espace colorimétrique ProPhoto RGB. Dans les autres modules il utilise Adobe RGB 98. L’espace ProPhoto est encore plus grand qu’Adobe 98 et constitue un excellent choix pour les photographies prisent au format RAW. Comme nous venons de le voir cet espace ne dépend pas d’un appareil comme les profils. Il est donc important d’étalonner son écran avec une sonde. Cela permettra de faire des retouches adéquates et justes. Ensuite si on souhaite imprimer ou exporter, il suffira dans le premier cas de sélectionner l’imprimante avec le bon profil ICC (colorimétrique) correspondant également avec le bon papier qui a été calibré par le fabriquant de ce dernier. Dans le second cas il suffit de choisir dans quel profil de destination on veut exporter l’image. Par exemple pour le Web on choisira sRVB.
Autrement dit la gestion des couleurs avec les espaces et les profils colorimétriques (ICC) permet de passer d’un périphérique à un autre en gardant la fidélité des couleurs car ces normes peuvent communiquer entre elles.
Sur les sites des fabricants de bons papiers ont trouvera les profils ICC qui correspondent à son imprimante et à son papier comme par exemple le papier Hahnemühle Baryta Satin pour l’imprimante EPSON Stylus pro 3880.
Attention : si vous avez pris des photos en JPEG avec du sRGB il sera impossible de retrouver des couleurs même si vous passer plus tard à Adobe 98. Et d’une manière générale vous ne pouvez jamais retrouver des couleurs lors d’une conversion d’un espace plus petit vers un espace plus grand.
Lightroom Classic utilise un système de gestion des couleurs pour permettre au photographe de reproduire des photographies avec une grande fidélité des couleurs.
À retenir :
À propos de l’auteur :
Vincent EYSSÉRIC — photographe, développeur web, formateur et créateur de contenus spécialisés. Je partage mes plus de 40 années d’expérience pour aider les photographes à progresser rapidement.
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